Paroles anciennes(de l’homme qui aspire à sa propre succession)
Le 29 mars , le corps électoral genevois est appelé à élire le Procureur Général de la République.
Deux candidats s’affrontent, Pierre Bayenet, candidat de toute la gauche et des écologistes et l’actuel Procureur Général (PG) Olivier Jornot.
Avant d’être recalé lorsqu’il avait voulu devenir Procureur Général de la Confédération, et après avoir échoué dans son ambition de représenter le Parti Libéral dans la course au gouvernement, ce dernier était devenu, par la grâce de sa propre voix de député -qui avait fait la différence lors de l’élection par le Parlement-, PG une première fois en 2012 suite à la démission forcée de celui qu’il avait auparavant soutenu, Daniel Zapelli.
Deux ans plus tard, son mandat gagnait en légitimité puisque, lors d’une élection ouverte, il avait pris le dessus sur Pierre Bayenet qui ne bénéficiat alors pas du soutien de toute la gauche.
Ré-élu tacitement en 2020, faute de candidatures alternatives, il aspire aujourd’hui à sa propre succession pour un quatrième mandat.
On laissera aux experts le soin d’établir son bilan en tant que PG.
Ici, il sera question uniquement de ses idées, de ses paroles, suffisamment lourdes pour situer le candidat…
- Un garçon précoce
Né en 1969, notre PG semble chaussé des bottes des sept lieues : à dix-huit ans il est déjà président de la section de Veyrier -commune plutôt cossue de la rive gauche- du parti national-conservateur Vigilance alors que, à l’époque, la majorité politique sur le plan fédéral est fixée à vingt ans. Précoce, le garçon !
Dès mars 1987, on lit sa prose dans le numéro spécial du périodique du parti, Le Vigilant, auquel il collaborera par la suite. En juillet 1990 il est remplacé à la présidence de la section de Veyrier.
En 1993, Vigilance implose : une partie de ses responsables se retrouveront dix ans plus tard parmi les fondateurs du MCG -à l’image de l’ancien conseiller municipal de Lancy et « syndicaliste » policier Roger Golay- ; une autre aile va rejoindre le Parti libéral (qui n’était pas encore libéral-radical). Parmi eux, Olivier Jornot.
Dès lors, nous imputerons les écrits de sa période « Vigilance » à une virulence de jeunesse relevant d’un passé militant avec lequel il a désormais pris ses distances.
Il est légitime de penser qu’il les ait aussi prises avec tous les propos qu’il a tenus dans Le Vigilant, notamment ceux publiés en janvier 1990.
N’écrivait-il pas alors à propos du projet fédéral d’inscription d’une norme contre le racisme dans le Code pénal que que « faire entrer l’ « antiracisme » dans le code pénal revient à instaurer une censure des plus officielles » car « le but des « antiracistes » est de […] faire taire légalement leurs adversaires » (Le Vigilant, No 249)?
Au Parti libéral, ses dons en écriture sont vite valorisés puisque sa signature fait son apparition dès 1994 dans les pages de L’opinion libérale. En 2002, à l’âge de 34 ans il accède à la présidence du Parti Libéral (ci-après PL) qu’il exercera jusqu’en 2006 en préparant la fusion à venir avec les radicaux malgré le fait que, selon ses propres mots, (L’opinion libérale No 123) « les années Segond ont cimenté l’image d’un parti inconsistant dont l’aile gauche toute-puissante faisait la pluie et le beau temps ». - La bonne parole d’après OJ…
En tant que président, c’est sur une multitude de thèmes qu’il écrit comme il sied à sa fonction puisqu’il signe tous les quinze jours l’éditorial de L’opinion libérale. Toutefois, certains sujets récurrents suscitent pour le moins un intérêt de sa part bien plus marqué que d’autres.
C’est en effet avec un ton volontiers précieux et méprisant qu’il tance un Etat aux poches trouées dont « le département des finances [est] sinistré par un style de direction féodal » (No 106) et « transformé par Micheline Calmy-Rey en une sorte de prélature personnelle, de service de renseignement façon guerre froide : cloisonné et obsédé par la manie du secret » (No 107).
Ce qui l’incite à pointer « l’immoralité de l’Etat genevois qui rançonne les plus entreprenants de ses contribuables pour attirer et entretenir des armées de parasites » (No 146) et la fermeture par Laurent Moutinot, conseiller d’Etat socialiste, « de postes de police à Genève pour en ouvrir -tous flash crépitants- en Afrique » (No 134).
Il s’en prend aussi à la presse qui , sous prétexte de « droit à l’information, cet alibi dans lequel se drapent les désinformateurs » prépare « la soft-dictature qui déguise l’opinion des journalistes en vérité objective » (L’opinion libérale devenue Le nouveau Libéral, No 48) ou encore celle -de soft dictature- « des enseignants qui se croient investis d’une mission de réformateurs éclairés » (idem, No 48).
En matière de formation et d’enseignement, ses opinions sont faites et largement étalées car, « depuis l’ère Chavanne, les pédagogues ont confisqué le débat scolaire au détriment des politiques » (No 109). Il plaide d’ailleurs « pour une école où l’on transmet des connaissances, plutôt qu’une école où l’on corrige les inégalités sociales ; une école où on apprend à respecter l’autorité, plutôt qu’un Soviet… » (Idem)
Il y dénonce également le sacrifice « sur l’autel de la crise », du Département Militaire Fédéral « victime désignée [qui ] présente l’avantage inestimable de souffrir en silence, le petit doigt sur la couture du pantalon, […] des réductions massives des budgets militaires […] de nature à affecter l’aptitude de l’armée à accomplir ses missions » avant d’inviter le Parlement fédéral à ne pas « couper sans discernement dans les dépenses militaires » (No 50) .
Tant de réflexions sur des sujets élevés ne l’empêchent point de donner son avis sur la plus terre à terre politique locale.
Ainsi, ses flèches empoisonnées sont en premier lieu destinées aux « sbires de l’ASLOCA [qui] appliquent dans ce canton la politique socialiste du logement » (No 146) tout comme au Parti Socialiste, « otage de l’extrême gauche » et qui « se complaît dans la béance et la vacuité » (No 148) et à toute la gauche « pour qui les désirs des squatters sont des ordres » (No 140).
Mais que cela ne l’empêche de dire ses quatre vérités aux partis amis, ceux de l’Entente !
Parmi ceux-ci, puisqu’il faudra à un moment ou l’autre,-représentativité nationale oblige- se résigner à la fusion, les radicaux qui, au plan local n’ont « d’autres ambitions que de faire de l’agit-prop » (No 102). Mais c’est le PDC -ce parti dont « le moment d’égarement » (No 105) aurait fait pencher Genève du côté du refus de la LACI- qui est souvent et volontiers la cible du Président du Parti Libéral.
Deux personnalités de ce parti -dont « la capacité […] lorsqu’il se sent menacé à jeter par dessus bord foi et loi » (No126) semble sidérer le Président libéral- sont volontiers ses cibles : le Conseiller d’Etat Carlo Lamprecht et Philippe Roch, ancien directeur de l’office fédéral de l’environnement.
Le premier a commis un impair majeur, irresponsable, aux yeux d’Olivier Jornot : il a eu l’outrecuidance de proposer de relever à 520 jours le nombre d’indemnités chômage , une « hérésie » (No111) !
Hérétique, Lamprecht, comme Philippe Roch qui s’était, lui, carrément autorisé à penser à haute voix qu’une collaboration gouvernementale avec la gauche n’était pas à exclure ! Haro sur le traître -épithète auquel Jornot a eu recours aussi à propos du député, alors PDC, Guy Mettan (No 115)- et injonction au PDC de prendre ses distances, un PDC qui, comme le prétend Jornot, se serait enfin « rendu à Canossa » (No 142)…
Quant aux politologues, d’après l’analyste éclairé qu’est Olivier Jornot, ils ne méritent de toute évidence aucune confiance ni prise en considération puisque « ces types que l’Université paie avec nos impôts » n’officient que pour «prédire le triomphe de l’UDC » (No 149). Quelle clairvoyance, Maître ! - Paroles de futur PG
Pour quelques décennies de gabegie et d’insécurité
Le 8 février 2004, une majorité populaire acceptait le principe d’internement à vie des délinquents sexuels, une initiative qui n’avait pas eu l’air de convaincre le futur PG du Canton de Genève. Mais au delà du fait de relever que « cette fichue initiative, il faudra bien la mettre en oeuvre, ou au moins faire semblant » (No 129), Maître Jornot s’insurge contre le fait que le débat sur l’initiative a occulté celui « sur l’essentiel, sur ce qui constitue le coeur -et le scandale- de la révision du Code pénal : la suppression des peines de prison d’une durée inférieure à six mois » (Id) décidée par le Parlement fédéral.
D’après lui, « cette réforme [qui] relâchera dans la nature la plupart des petits délinquants, trafiquants, cambrioleurs, arracheurs et arnaqueurs » est guidée par un « invraisemblable angélisme qui nous promet quelques décennies de gabegie et d’insécurité » (Id).
Mais, ajoute-t-il, « il n’est jamais trop tard pour réparer une erreur, surtout lorsque les conséquences s’annoncent funestes pour la sécurité de tout un chacun » (Id.) Comment ? La réponse sera donnée par la majorité des chambres fédérales en 2018 avec la réintroduction partielle des courtes peines.
La béatification de Dame Chervet
Le 29 mars 2003, après une manifestation « Pour les services publics et la souveraineté alimentaire», la police genevoise avait tiré deux balles traçantes contre une manifestante, qui s’apprêtait à reprendre son train, sur les quais de la gare de Cornavin, Denise Chervet et qui s’était exprimée avec véhémence contre la violence de la police qui maintenait une jeune fille au sol et avait matraqué son propre fils le jetant en bas des escaliers.
Un policier avait tiré à 2 reprises sur elle, à la hanche puis à la tempe avec un fusil FN 303 à balles marquantes. Ce second tir a fracturé l’arcade zygomatique et l’opération n’a pas permis de retirer tous les fragments du projectile vu le risque de toucher le nerf facial.
Denise Chervet avait immédiatement déposé plainte contre la police qui avait nié avoir tiré sur quelque manifestant que ce soit et avait même suggéré qu’il devait s’agir de tir « ami ».
Ce n’est qu’après avoir été confrontée à des documents photos et vidéos qu’elle finalement reconnu les faits. La porte-parole de la police, estimant avoir été trompée par sa hiérarchie, avait d’ailleurs démissionné tout comme le chef de la police, Christian Coquoz.
Malgré les réticences du Procureur Général d’alors, Daniel Zapelli, le capitaine responsable des tirs avait été condamné à dix jours-amende avec sursis.
Ces vicissitudes permettent à Olivier Jornot de se singulariser par un éditorial (No 113) dans lequel il fustige avec la dernière énergie « tous nos censeurs d’opérette, prêts à sacrifier la sécurité de la population aussitôt qu’ils flairent une opportunité médiatique et à se répandre en cris d’orfraie dès que la police fait autre chose que d’interpeller un automobiliste ivre ou d’arrêter un financier véreux » (Id). Voilà posée une hiérarchie…
Et, contre « les hystériques qui, à gauche proposent la béatification de dame Chervet » (Id.), la victime donc, voilà le futur Procureur Général réitérer « aux policiers […] notre [celle des libéraux] gratitude et notre admiration devant l’ampleur des tâches qu’ils accomplissent et des sacrifices qu’ils consentent... » (Id). Même lorsque la tâche consiste à tirer des balles traçantes contre une manifestante ?
Justice… militante
Le nombre de signes accordés pour l’éditorial du Nouveau libéral étant insuffisant face à l’étendue de ses convictions, Olivier Jornot affectionne particulièrement le Post Scriptum, P.S. qu’il accole assez régulièrement à ses éditos.
Ainsi, dans celui de mai 2002 (No 114), il se félicite dans un P.S. que le « peuple genevois a[it] tranché et porté Daniel Zapelli à la tête du pouvoir judiciaire » et qu’il ait battu dans les urnes le socialiste Jean-Bernard Schmid et dont l’échec serait, d’après Jornot, celui « de la gauche genevoise et de sa vision militante de la justice » (Id).
Parce que, tout-le-monde peut le constater, la droite, elle, n’a pas de vision militante, mais objective.
D’ailleurs, le champion victorieux que Olivier Jornot félicite a, lui, fait preuve d’une approche objective, puisque, avant d’être forcé à la démission -une première dans l’histoire genevoise- suite à des soupçons de prétendus intérêts dans des sociétés off shore et à une réelle gabegie au sein de l’institution, a, durant tout son mandat fermé 96 des 120 squats genevois, dont le mythique Rhino.
Car le choix de privilégier le droit des propriétaires privés face aux besoins de logements accessibles n’est de loin pas un choix militant…
Leur seul droit est de déguerpir
C’est justement en matière de squatts que le futur PG donne libre cours à sa … pensée. Sous le titre « Mieux vaut en barrir… », l’édito du numéro 152 leur est tout entier consacré.
Le pachiderme -puisque ce sont les éléphants qui barrissent- y dénonce avec force la décision du Tribunal administratif -révélatrice « d’incurie, d’angélisme, d’incompétence, de mauvaise foi, de récupération et d’impuissance comme on dit chez les eunuques » (No 152)- de ne pas procéder à l’évacuation du squat Rhino -de ces « zapatistes de quartier » comme Jornot les nomme (Id)-, pourtant ordonnée par Daniel Zappelli.
Conséquence première de cette décision : voilà qu’on reconnaît aux squatters « une véritable existence juridique ». « Au lieu d’être des occupants illicites dont le seul droit est de déguerpir, écrit-il, les voilà nantis de prérogatives et de privilèges, notamment de saisr la justice pour se plaindre de la méchanceté du monde en général et du Procureur général en particulier. » (Id)
D’après lui, au delà du tribunal administratif, ce sont les gouvernements qui se sont succédé depuis 1988 -et donc, dirons-nous, aussi du gouvernement monocolore de droite en exercice de 1993 à 1997- qui ont fini par conférer « aux squatters l’onction juridique propre à en faire des notables tutoyant les autorités ». Avant d’ajouter : « Dix-huit ans que la propriété est violée […], bref, dix-huit ans que Rhino insulte, par sa seule existence, la loi, la justice, l’honnêteté, la bonne foi, tous ces petits rien [sic] qui distinguent la société humain [re-sic…] de la jungle » (Id)
Décision … cancérigène
C’est en ces termes que l’éditorial du No 121, signé Olivier Jornot, qualifie la décision du Parlement fédéral « malgré quelques heureuses réticences libérales » (No 121) de poursuivre d’office les violences conjugales.
En voilà, de la part de « ces ayatollahs en trois pièces » un vote « glorieusement éthique [… dont] l’étape suivante [déjà imaginée par le gouvernement neuchâtelois] donne paraît-il à la police la compétence de virer, sur simple dénonciation, le cogneur potentiel de son propre domicile. Dans le genre kafkaïen, on n’aurait rien inventé de plus liberticide depuis belle lurette » (No 121) !
Mais où est-ce qu’on va si la police devait être tenue de prévenir les passages à tabac par des hommes violents dans leur « propre domicile »?
Vaillants retraités et farouches pucellesLe commentaire (No 117) à propos des débordements survenus lors des manifestations contre la tenue du G8 à Evian au début de juin 2003 vaut son pesant d’encre.
Regrettant qu’aucune interdiction des manifestations -qui plus est destinées à contester un sommet qui n’a même pas lieu en territoire genevois- ne soit prononcée par les autorités, Olivier Jornot, futur rédacteur de la Loi sur les manifestations, fait son bilan de « ces trois jours de cauchemar [dont « le dimanche fut la journée de l’apocalypse au sens premier de révélation »].
Effaré de devoir « assister au spectacle navrant de nos policiers anesthésiés, paralysés par des mois de propagande anti-flic, courir comme les carabiniers d’Offenbach après une centaine de casseurs, probablement bernois […], de drapeaux rouges […] suivis dans l’allégresse par la fine fleur de la social-démocratie locale [… et] surtout quelques centaines de casseurs du bloc noir… » (No 117), le futur proc se lâche.
Le responsable ? Le gouvernement cantonal qui « avait jugé opportun, au terme d’un accord scélérat conclu avec le Forum social lémanique, de déléguer la tâche d’encadrer, comme un GO encadre un bal des célibataires, la manifestation».
Car, les « sentinelles de l’absurde, les boy scouts du cosidetto service d’ordre, vaillants retraités et farouches pucelles » (Id) n’étaient nullement en mesure d’empêcher les débordements, pour autant que ils en aient eu l’intention, ce dont l’auteur doute.
N’écrit-il pas que « admis à la fête comme élément indispensable au décor : s’ils n’avaient pas été là avec leurs cagoules et leurs lunettes de plongée, on se serait demandé pourquoi »(id) ? De là à déduire une mansuétude des organisateurs à l’égard d’une minorité violente il n’y a qu’un pas qu’aucun tribunal ne s’autoriserait à franchir sans preuves solides à l’appui.
Tant de laxisme et de collusion sont révélés par l’apocalypse, lors de l’ « apothéose du dimanche soir : nuit de gloire pour la caillera du Perrier [quartier populaire de Annemasse] et les fins rejetons de la bourgeoisie locale enjambant les vitrines brisées pour se servir […] dans une atmosphère de fin du monde […] sous l’œil complice de centaines des badauds prêts à crier hourrah à chaque saccage » (id)
Heureusement, se réjouit-il sur des airs wagneriens que les policiers « Zurichois et Wurtenbergeois, chargent dans le tas pour rappeler qu’à Genève aussi, il existe un semblant d’Etat de droit, même quand les partisans d’un autre monde tiennent le haut (et le bas!) du pavé ».(id)
Car, c’est bien connu que c’est en chargeant dans le tas que l’Etat de droit doit savoir se faire respecter…
Il est légitime à ce stade de se poser une question, la suivante : si Olivier Jornot était ré-élu au poste de PG, aborderait-il avec le même état d’esprit les mobilisations prévues à Genève en juin contre la tenue du sommet du G8 à Evian ?
Police à la dérive
Hélas, semble dire notre héraut, si l’efficacité des Zurichois et des Wurtenbergeoios est évidente – « qu’ils soient loués », écrit-il- on ne peut pas en dire autant de la police genevoise.
Certes, analyse-t-il, « l’érosion de l’esprit civique » (No 95) est le terreau sur lequel pousse la mauvaise herbe, la gabegie que connaît Genève. Si, d’un côté c’est par le renforcement de l’instruction civique « (ou citoyenne, comme disent les cuistres) » (No 106) que l’école doit faire sa part, le soutien à la police est aussi indispensable.
Or, d’après lui, « une décennie d’incurie et d’immobilisme, cloisonné en principautés autistes » (No134) a fait du Département de Justice et police « un département sinistré, perpétuellement au bord de l’implosion » (id) et de la police, « une police à la dérive » (id) .
Elle était, selon le président du Parti libéral, tellement à la dérive que « la chienlit est venue planter ses quartiers au coeur de notre ville, au bénéfice de l’infinie tolérance, quand ce n’est pas de la complicité objective, des sophismes de la pensée unique de gauche et d’ailleurs » (id)
p.g. janvier 2026

